Au départ il lui faut bien sûr ?? une idée, un thème ce que l'on nomme l'inspiration qui sera le guide de l'écriture, et ça des thèmes et idées le théâtre de la vie nous en fournit en permanence ou presque, il suffit d'observer le théâtre de la vie partout autour de vous … Il nous faut donc des personnages, le nombre est conditionné en fonction de l'histoire bien sûr mais également de la cible de l'auteur :le théâtre amateur, en général, est friand de nombreux rôles … Le théâtre professionnel obéit forcement à des contraintes économiques de nos jours , sauf pour les grosses productions Tv etc. , celles que l'on voit mais qui ne sont pas majoritaires les pros se limitent à 5 ou 6 personnages maximum … La durée de la pièce conditionne également l'écriture. Actuellement le standard pro est de 90', nettement plus court de ce qui se faisait dans le passé… À noter qu'une pièce peut également être écrite à partir d'un roman…de certaines pièces ont été tiré des films

Plusieurs types d'écriture la versification, la prosodie et la diction qui comme le mot le dit est une écriture dictée cad comme parle l'auteur assez voisin donc de la prose

La versification La poésie latine possède une rythmique fondée sur la quantité syllabique. La versification française se résume à utiliser plusieurs vers, regroupés dans plusieurs strophes. Chaque vers comprend un certain nombre de syllabes

La Prosodie , le langage parlé. La prosodie est l'inflexion, le ton, la tonalité, l'intonation, l'accent, la modulation que nous donnons à notre langage oral en fonction de nos émotions et intentions

Dans l'écriture de théâtre L'auteur s'y exprime uniquement à travers les paroles de ses personnages et ne peut intervenir directement dans le dialogue. Contrairement au romancier…

Le dramaturge (auteur de théâtre) doit tenir compte non seulement des caractéristiques formelles imposées par le genre, mais aussi de la vocation du texte à être joué. Il existe de rares textes qui ne sont pas prévus pour la scène, la plupart en effet sont écrits avant tout en vue de leur représentation.

Une pièce de théâtre développe trois types d'énoncés , qui se distinguent visuellement les uns des autres par des variations typographiques :

Les paroles prononcées par les personnages (les répliques) qui sont transcrites sans enrichissement typographique particulier

Les noms des personnages qui prennent la parole ou sont présents sur scène, sont transcrits le plus souvent en capitales d'imprimerie

Les didascalies , c'est-à-dire les informations relatives au lieu de l'action, aux gestes ou déplacements des personnages, aux intonations, aux bruits, aux costumes, etc., sont en italique. A noter que la didascalie est le théâtre que se joue l'auteur dans son imaginaire en écrivant, telle qu'il voit sa pièce. Dans le pratique la plupart des metteurs en scène gomme la didascalie de l'auteur pour la réécrire selon leur vision propre…

Enfin, le texte théâtral est singulier par rapport au livre, en ce qu'il repose sur une situation de communication originale.

Il est d'abord le lieu de deux énonciations, celle des personnages qui échangent entre eux et celle de l'auteur qui, à travers les didascalies, détermine les répliques des personnages, découpe la pièce et oriente la mise en scène.

On y distingue ensuite trois types de récepteurs : les personnages qui s'adressent les uns aux autres ; le metteur en scène et les comédiens, qui interprètent les didascalies de l'auteur ; enfin, le spectateur qui est le destinataire essentiel des informations échangées sur la scène.

Cette situation particulière porte le nom de double énonciation : le personnage et l'auteur sont énonciateurs en même temps ; de même, lorsqu'un personnage s'adresse à un autre (ou à lui-même, dans un monologue), ses paroles sont aussi destinées au public.

Quelles sont les différentes modalités de la parole au théâtre ?

Le texte théâtral est construit comme un long dialogue, constitué des répliques échangées par les personnages : la longueur des répliques, les jeux d'échos qui se créent entre elles, renseignent souvent sur la nature des relations entre les personnages. Ainsi, par exemple, lorsque de très courtes répliques se font suite et s'enchaînent rapidement, on les appelle des stichomythies : ce procédé caractérise un échange vif entre deux personnages et peut traduire l'intensité tragique ou, au contraire, produire un effet comique.

Lorsqu'un personnage prononce des paroles que les autres ne sont pas censés entendre, il fait un aparté. Ce type de réplique est parfois annoncé par la didascalie à part. Le spectateur, véritable destinataire de cette parole, devient alors le complice du personnage. L'aparté rend sensible le décalage entre ce que dit et ce que pense le personnage.

Un monologue est un discours que se tient un personnage à lui-même. Il s'agit avant tout d'une convention théâtrale qui permet d'éclairer une situation ou d'exprimer les sentiments profonds d'un personnage.

Une tirade est une longue réplique qui repose le plus souvent sur une succession de phrases complexes, de questions et d'arguments.

Enfin, le quiproquo est un dialogue fondé au départ sur une méprise, source d'effets comiques : un personnage ou un objet est pris pour un autre, une phrase, un mot est mal interprétée, etc. Le quiproquo comporte généralement trois étapes : la méprise parfaite, l'apparition progressive du doute, la révélation de la méprise. C'est ainsi que dans Le Mariage de Figaro (Beaumarchais), le comte fait, à la faveur de la nuit, la cour à sa propre femme qu'il prend pour Suzanne, la jeune femme qu'il désire séduire….

L'action dramatique désigne la façon dont les événements et les relations entre les personnages s'imbriquent pour faire progresser l' intrigue d'une situation initiale à un dénouement.

On a classiquement un schéma de progression type :un sujet principal qui veut obtenirun objet. Il est contrarié par des opposants souvent aidés par des adjuvants…bien sûr au fil de l'histoire, de l'intrigue ceci peut se modifier jusqu'à se renverser complètement : un sujet secondaire etc…etc.

Une pièce classique (postérieure à 1640 environ), doit respecter un certain nombre de règles pour être conforme à ce que l'art classique appelle le Beau. Petit rappel car nous l'avons évoqué dans la précédente heure. Tout d'abord, le théâtre s'impose la règle des trois unités qui sont ???: l'unité d'action (une seule action principale que soutiennent éventuellement des actions secondaires) ; l'unité de temps (pour renforcer l'intérêt dramatique, l'action ne doit pas dépasser 24 heures) ; l'unité de lieu (l'action prend place en un seul lieu, plutôt un palais pour la tragédie et un intérieur bourgeois pour la comédie). Par ailleurs, une pièce doit respecter la vraisemblance : ce qui se passe sur scène doit rester crédible, ce qui, bien souvent, semble incompatible avec les exigences de la tragédie qui donne à voir des êtres hors du commun (issus de la mythologie, par exemple). Enfin, le théâtre classique impose la règle de la bienséance qui proscrit tout ce qui pourrait être de nature à choquer le spectateur (sang, grossièretés, etc.) : dans une tragédie classique, un meurtre a toujours lieu hors scène.

L'action théâtrale est organisée autour de quatre temps forts :

L'exposition (concentrée dans les premières scènes de l'acte I) qui précise la situation initiale en renseignant sur le lieu, le temps, les personnages et leurs relations ;

Le nœud de l'intrigue (actes II et III) qui correspond à l'ensemble des conflits qui gênent la progression de l'action et sont autant d'obstacles à la volonté des héros

Les péripéties (acte IV) qui infléchissent le cours de l'action et retardent ou modifient le dénouement attendu ;

Le dénouement (acte V) qui marque la résolution définitive du conflit. Heureux dans la comédie, il est le plus souvent marqué par la mort dans la tragédie. Idéalement, il doit résulter de la logique de l'action elle-même et éviter les interventions peu crédibles. De nos jours ce dénouement se nomme La chute attendue ou pas…. Souvent il y a trois actes voire un seul…

Le jeu de l'acteur

L'acteur est au centre de l'acte théâtre. Qu'est ce que jouer ? Comment ?

Durant la représentation l'acteur doit confondre théâtre et réalité. L'acteur doit s'imprégner du personnage et contexte pour ressentir les émotions correspondant à la situation et au personnage, son corps adopterait de lui-même (avec un naturel parfait) l'attitude correspondante. L'acteur joue donc avec sa tête son parler, mais aussi son corps…si vous observez bien un acteur sur scène qui n'est pas dans l'action immédiate (réplique, dialogue etc.) il joue silencieusement : comportement gestes etc… Le travail de l'acteur, guidé par le metteur en scène, est capital. Il doit commencer par décortiquer le texte pour comprendre l'histoire ,ce que l'auteur a voulu exprimer ; comprendre l'action nécessaire au bon rendu de l'histoire , comprendre les personnages dans leur psychologie, dont le sien ; et après il faut répéter , un travail fastidieux (et je ne parle pas de l'apprentissage du texte ) , un travail de haute précision Comme un joueur de tennis répète 1000 fois son coup droit ou son revers. Les armes de l'acteur ; le ton la façon de moduler, d'articuler, qui les rend intelligibles et reconnaissables entre mille (la signature d'un acteur), le ton peut être normal, monocorde, sourd, inquiétant…le débit normal , lent ,rapide qui module et donne le rythme… la modulation de la voix ,normale, forte ,confidentielle, impérative qui va renforcer le jeu . La gestion des silences avec une ponctuation correcte, juste, plus intelligible qu'un texte débité platement et donc sans silences. Tout cela est répété, répété et encore répété…. L'acteur doit aller jusqu'à la caricature encore et encore de ces gestes et de sa voix…pour finalement devenir naturel. C'est ainsi que le personnage prend corps… Si l'acteur est bon, crédible la suite se joue dans l'esprit du spectateur, plus encore que dans le jeu de l'acteur….

La mise en scène Le théâtre n'est pas écrit pour être lu, mais joué ! deux méthodes : soit s'en remettre à la didascalie de l'auteur et l'appliquer, soit s'en remettre à la didascalie d'un metteur en scène qui va diriger et faire interpréter la pièce de la façon qu'il l'a comprise, lui…. Bref, la mise en scène c'est l'ensemble de toutes les dispositions relatives à l'action, aux mouvements isolés ou concertés des acteurs, aux incidents qui doivent se produire autour d'eux, aux meubles, objets, accessoires, etc. La mise en scène, règle les moindres détails (dont les décors et costumes), afin d'assurer le jeu de chaque acteur et l'harmonie générale de l'exécution. Il faut donc beaucoup de travail et une confiance sans faille entre les acteurs et le metteur en scène…En France l'inventeur de la mise en scène fut André Antoine 1854-1948 pour lui le spectateur doit assister à une tranche de vie

Le metteur en scène la personne clé dans le montage d'une pièce de théâtre. Il est souvent à l'origine du projet, il en dirige tous les aspects, depuis le choix des comédiens jusqu'au choix des décors, des costumes, de la mise en place des lumières etc…etc.

Vous avez maintenant les clés académiques pour écrire votre première pièce…après il faudra trouver des compagnies, producteurs et/ou metteurs en scène pour la faire jouer…à moins que vous n'ayez votre propre compagnie ce qui sera plus facile et n'est pas mon cas…mais c'est aussi une liberté pour ceux qui choisissent de me jouer …

Denis Cressens